Exercice  ·  Imaginaires & Créativité

Je suis un arbre

2 joueurs construisent ensemble une image corporelle vivante, chacun nommant ce qu'il représente, avant qu'un 3e complète l'image.

Type Exercice
Public Tous publics
Niveau Tous niveaux
Format Petit groupe (3–8), Groupe (8–15)
Durée 10–20 min
Parole Sans parole
Énergie Progressif

Déroulé de l'exercice

📋 Comment le mener

Les joueurs se répartissent autour de la scène ou dans la salle en cercle. Un premier joueur (A) entre, prend une pose pleinement engagée et déclare simplement ce qu’il représente : « Je suis un arbre. » Pas d’explication, pas de justification.

  • Un deuxième comédien (B) le rejoint, complète l’image avec son propre corps et dit à son tour : « Je suis le chien qui pisse sur l’arbre. »
  • Un troisième comédien (C) entre et complète l’image : « Je suis l’homme qui promène le chien. »
  • Le comédien A quitte la scène.
  • B et C restent seuls, maintiennent leur pose.
  • Un nouveau joueur entre pour compléter cette image en fonction de ce qui a été amené en dernier (ici l’homme), et le cycle recommence.

Le tour peut se répéter aussi longtemps que l’énergie du groupe le permet. La règle d’or : on ajoute à l’image, on ne la vole pas.

  • Offres spontanées : les joueurs apprennent à proposer quelque chose de concret et incarné, sans réfléchir trop longtemps.
  • Association visuelle : le groupe entraîne sa capacité à réagir à ce qu’il voit plutôt qu’à ce qu’il entend ou imagine.
  • Construction collective : chaque ajout enrichit l’image sans écraser ce que les autres ont posé.
  • Engagement corporel : la pose prime sur le texte — le corps parle avant la bouche.
  • Créativité ouverte : mélanger concret et abstrait, logique et poétique, ouvre des images inattendues et mémorables.
  • Rappelle que la pose vient avant la phrase. Beaucoup de débutants parlent en entrant, avant même d’avoir trouvé leur position dans l’image. Insiste sur l’ordre : corps d’abord, mots ensuite.
  • Encourage les concepts abstraits. « Je suis la solitude », « Je suis mardi » — accepte tout, du moment que le joueur lui donne un vrai corps. Ça libère l’imaginaire et décoince les groupes trop cartésiens.
  • Stoppe les longues phrases dès le début. « Je suis le bûcheron qui vient abattre l’arbre parce que sa femme lui a dit que… » — interromps avec le sourire. Un mot ou deux suffisent, le corps fait le reste.
  • Laisse le groupe trouver son rythme. L’exercice gagne en fluidité après quelques tours. Résiste à la tentation d’intervenir trop vite — une ou deux images un peu molles font aussi partie de l’apprentissage.

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