L’improvisation n’est pas un mal
Salomé Corbo, comédienne et improvisatrice québécoise, réagit à une publicité politique qui utilise le mot « improvisation » comme une insulte. Elle part d’un spot du Parti québécois visant la CAQ pour poser une question simple : pourquoi ce mot est-il devenu péjoratif en politique ? Elle rappelle ce qu’improviser veut vraiment dire, en théâtre, en jazz, dans la vie quotidienne. Elle termine par un pastiche inspiré de Cyrano de Bergerac pour proposer de meilleures façons de critiquer un gouvernement.
Pour la façon dont l’autrice prend un fait d’actualité banal — une pub politique — pour défendre quelque chose qui nous touche directement en tant qu’improvisateurs. Elle ne fait pas un cours sur l’impro : elle la réhabilite depuis l’extérieur, avec humour et précision. Et le pastiche final façon Cyrano est un vrai cadeau à lire.
- Tu en as marre qu’on associe « improvisation » à désorganisation ou incompétence
- Tu cherches des arguments clairs pour expliquer ce qu’est vraiment l’impro autour de toi
- Tu aimes quand la culture impro déborde du plateau et s’invite dans le débat public
- Le dictionnaire ne donne aucune connotation négative au mot « improvisation »
- Au Québec, l’impro théâtrale est un fleuron culturel reconnu
- Une bonne improvisation repose sur l’écoute, la générosité, l’imagination et la solidarité
- Les scènes cultes du cinéma (comme Taxi Driver) sont parfois le fruit d’une impro
- Improviser, c’est naviguer dans l’imprévu, ce que tout être humain fait chaque jour
- Ce qu’on reproche réellement à un gouvernement n’est pas de l’improvisation, mais de la paresse intellectuelle et du manque d’humilité
- Tous les dirigeants devront improviser face aux crises. La vraie question est : savent-ils le faire avec intelligence ?
- L’improvisation ratée n’est jamais une question de mauvaise foi, ça arrive, c’est tout
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