Déroulé de l'exercice
📋 Comment le mener
Les joueurs se placent côte à côte sur une ligne de départ imaginaire, face au même mur ou à la même direction. L’objectif est simple : courir une course en slow motion, du départ à l’arrivée, sur toute la longueur de l’espace disponible.
Le déroulement suit une progression claire :
- Départ collectif — L’animateur compte jusqu’à trois ou siffle un départ. Tout le monde s’élance au même moment, au ralenti. Pas de signal de vitesse imposé : le groupe trouve son tempo commun dans les premières secondes.
- La course — Les joueurs traversent l’espace en maintenant le ralenti de bout en bout. Bras qui ballottent, foulées interminables, expressions de l’effort — tout est décomposé, tout est amplifié.
- La bagarre — Les joueurs peuvent tricher pour arriver les premiers mais toujours au ralenti. Ils peuvent ainsi frapper leur adversaire, leur faire des croches-pattes tout en conservant des gestes lents et amples. Le comédien qui reçoit un coup ou autre doit jouer également au ralenti.
- L’arrivée — Les joueurs franchissent une ligne d’arrivée imaginaire. L’animateur invite chacun à marquer l’arrivée à sa façon : victoire explosive au ralenti, effondrement, cri de triomphe déformé.
La règle d’or : la course n’existe que si le sol résiste — chaque appui doit être réel, chaque foulée doit peser.
Adaptations
🔀 Variantes & Adaptations
Variante 1 — Possibilité d’étendre à d’autres exercices Par exemple, imagine un 1,2,3 soleil au ralenti ou un combat face à face au ralenti.
Objectif pédagogique
🎯 Ce que travaille cet exercice
- Cohérence corporelle — Chaque partie du corps doit suivre la même vitesse : bras, jambes, tête, regard. La course amplifie immédiatement les incohérences.
- Engagement physique — Le ralenti oblige à décomposer un geste aussi automatique que la course, ce qui force une conscience corporelle inhabituelle et souvent révélatrice.
- Synchronisation collective — En ligne, les joueurs voient leurs voisins et doivent s’aligner sur un rythme commun sans chef désigné.
- Incarnation du personnage — La façon de courir au ralenti dit déjà quelque chose : l’athlète, l’essoufflé, le héros, le désespéré. L’exercice ouvre la porte au jeu de personnage même sans texte.
- Gestion du regard — Les yeux sont le premier trahisseur. Apprendre à les ralentir aussi, c’est apprendre à habiter pleinement le ralenti.
Conseils pratiques
💡 Nos conseils
- Invite les joueurs à se regarder sans se copier. La synchronisation ne doit pas virer au mimétisme. Chacun court à sa façon, mais à la même vitesse. C’est cette nuance qui enrichit le tableau collectif.