Improviser
Robert Poynton est cofondateur du cabinet On Your Feet et intervient en formation des dirigeants à Oxford. Dans ce livre, il transpose les principes du théâtre d’improvisation au travail et à la vie de tous les jours. Il les résume en trois pratiques : remarquer davantage, lâcher prise, tout utiliser. Les trois tiennent dans une formule clé, « tout est une proposition ». Il les applique ensuite à la communication, à la créativité et au leadership. Chaque chapitre se termine par un jeu détaillé : Cadeaux, Oui et…, Object Taps, Swedish Story, Un à vingt, Incorporations.
Parceque l’auteur n’est pas comédien : la scène l’intéresse moins que l’improvisation comme façon de vivre et de travailler. Résultat : un petit livre vif, drôle et sans jargon. Il transforme les fondamentaux qu’on travaille en atelier (accepter, bloquer, statut, histoire fantôme) en outils pour une réunion, une présentation ou une conversation tendue. Et les fiches de jeux, avec leurs questions de débrief, sont directement réutilisables.
- tu animes des ateliers d’impro, en entreprise ou ailleurs, et tu cherches des jeux simples avec des débriefs qui ont du fond
- tu pratiques l’impro et tu veux appliquer ses principes en dehors de la scène, au boulot comme à la maison
- Toute la pratique tient en six mots : remarquer davantage, lâcher prise, tout utiliser. Chaque pratique nourrit les deux autres, peu importe par laquelle tu commences.
- « Tout est une proposition » : une erreur, une objection, une panne ou un manque de moyens, c’est de la matière à utiliser.
- L’histoire fantôme (shadow story) : le scénario qu’on projette dans sa tête et qui empêche de voir ce qui se passe vraiment. Ton partenaire parle de Fido, tu joues un chien… alors qu’il a dit que c’était un poisson rouge.
- Passer du « oui, mais » au « oui, et » rend plus créatif. Et on ne remarque presque jamais les blocages qu’on inflige soi-même, seulement ceux qu’on subit.
- Bloquer a parfois sa place : les improvisateurs ne disent pas oui à tout, ils choisissent les propositions dont l’histoire a besoin.
- Il n’y a pas de bonne idée… pour l’instant. Mieux vaut se lancer que chercher la perfection : on avance d’abord, on corrige ensuite.
- La contrainte libère. Le jeu « dernière lettre, première lettre » oblige à attendre la fin de la réplique de l’autre, donc à écouter.
- Agir pour penser autrement, plutôt que penser pour agir autrement. La consigne la plus efficace en atelier, c’est souvent juste : bouge.
- Le statut est mobile et n’a rien à voir avec la position hiérarchique. Jouer haut en permanence isole, savoir jouer bas rapproche.
- Le leadership se partage : c’est celui qui voit le mieux qui mène. Bien écouter, c’est accepter d’être changé par ce qu’on entend.
- Apprendre à être à l’aise dans l’inconfort, et voir l’improvisation comme un complément du plan, pas son contraire.
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