Séverine Denis fait partie des pionnières de l’improvisation en France : elle a joué dans la toute première Ligue d’Improvisation Française dès 1985. Dans ce livre (Eyrolles, 2012), elle part des mécanismes de l’impro pour t’aider à gérer les situations du quotidien qui coincent, qu’elles soient professionnelles ou personnelles. L’ouvrage s’organise autour de 7 réflexes : la conscience, la souplesse d’esprit, l’écoute totale, la maîtrise de la peur, l’imagination, le respect de son rythme et la coopération. Il file une métaphore, celle du félin, et propose une vingtaine de jeux à pratiquer au quotidien, avec des anecdotes de matchs au Bataclan et des situations vécues en entreprise.
Pour le regard d’une improvisatrice qui a vécu les grands matchs des années 80 et qui anime depuis vingt ans des ateliers en entreprise. Elle montre que les règles de la scène, comme l’écoute, l’acceptation ou la construction à plusieurs, sont de vrais outils pour la vie de tous les jours. Ses jeux sont simples, faciles à tester seul, et ses souvenirs du Bataclan donnent une saveur rare au livre.
- tu animes des ateliers d’impro, notamment en entreprise, et tu cherches des arguments et des jeux pour montrer ce que l’impro apporte hors de la scène
- tu veux comprendre pourquoi l’écoute et le « pourquoi pas » débloquent autant les scènes que les relations
- tu cherches un livre de réflexion plus qu’un manuel technique de jeu
- « Improviser ne s’improvise pas ! » : l’impro n’est pas un joyeux n’importe quoi, elle repose sur des lois fondamentales.
- Entendre n’est pas écouter. L’écoute totale capte aussi les intentions cachées sous les mots, et c’est la notion à retenir avant toutes les autres.
- Le vrai ennemi n’est pas l’autre, c’est la peur qui s’installe quand on ne contrôle plus la situation.
- « Accepter n’est pas renoncer » : répondre par un « oui, pourquoi pas » ouvre l’échange au lieu de le bloquer.
- La dynamique de construction : en impro comme dans la vie, les propositions s’additionnent au lieu de s’opposer.
- « Cessez de dire “ce qui serait bien, ce serait de…” et agissez ! » : on ne progresse qu’en prenant le risque d’y aller.
- « La sincérité est la caractéristique la plus difficile à obtenir » en impro. La caricature vient du stress et de la précipitation.
- L’improvisateur ne se lance pas sans réfléchir : il a un temps d’incubation, très rapide et global.
- On ne change pas par rupture mais par transformation progressive, en répétant souvent un nouveau comportement.
- L’apprentissage de l’impro passe par trois phases : la découverte, l’apprentissage, puis la maîtrise et l’approfondissement.
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